mercredi 28 mars 2007

Le Cnapest très pressé d'être reçu par le MEN... avant la moutaa de mai 2007 ?

Le Cnapest très pressé d'être reçu par le MEN... avant la moutaa ?

Allons ! Mais qu'attendent les syndicats ultra-corporatistes pour aller nous ramener, de l'hémicycle de l'APN, le projet de loi de l'orientation de la formation et de l'enseignement professionnel ? C'est aujourd'hui qu'il passe !

Ils savent très bien qu'ils se sont spécialisés dans la revendication ayant trait à l'enseignement technique et qu'ils n'ont laissé aucune place aux autres syndicats autonomes dans ce débat. Autres syndicats autonomes, en parlant spécialement de l'UNPEF qui ne s'est en en aucune manière prononcé sur la nouvelle organisation des secteurs de l'éducation et de la formation, auparavant unis dans la même loi d'orientation. Car, s'agissant de l'autre syndicat, le SATEF, on a laissé, par modestie, le chapitre de l'enseignement professionnel et technique au dissident SADALI Md Oussalem et à ses amis qui s'investissent depuis quelques temps à temps plein dans la CNLTT : il devrait exploiter à fond les idées du SATEF avant qu'il ne soit évident pour tous que Sadali ne saura prendre en charge un tel dossier. Et les syndicats ultra corporatistes du secondaire connaissent bien Sadali, d'autant qu'ils ont fait sa promotion médiatique au sein de l'Intersyndicale de l'éducation et de celle de la fonction publique, donc ils peuvent mettre leurs idées en commun.

Le Cnapest a été associé au même titre que d'autres syndicats autonomes et autres représentants des travailleurs par le MEN au débat sur le Statut particuliers des travailleurs de l'éducation. Associés au débat, seulement, c'est l'avis du SATEF. Car il n'y a rien qui puisse attester que le MEN a l'intention de les associer à l'élaboration de ce Statut, puisque l'on ne dispose pas d'un avant-projet à discuter. Ce qui n'est pas rien. Ce qui est même important, puisque cela nous permet d'avancer nos propositions, y compris publiquement, avant qu'il ne soit tard. Et le SATEF a compris qu'il y a un effort à faire pour lancer un tel débat en rendant public et en le soumettant tant à l'enrichissement qu'à la critique de tout le monde son projet de plate-forme de revendications, y compris au sujet de la prochaine mouture du Statut particulier des travailleurs de l'éducation. Voir : http://fr.groups. yahoo.com/ group/satef_ 06dz/message/ 7

Ce n'est en tout cas pas le cas du ministère de la formation professionnelle qui se prépare à endosser aux travailleurs de son secteur non seulement un loi d'orientation mais aussi d'un Statut particulier des travailleurs de l'enseignement et de la formation professionnelles, premières originales en Algérie puisque ce secteur sont régis par les mêmes loi d'orientation et statut particulier que ceux de l'éducation jusqu'ici. C'est donc pourtant là, dans l'enseignement et la formation professionnelle, que l'association des syndicats autonomes aurait pu être plus significative puisque la démarche est fondatrice. Il n'en est rien. Si on y ajoute le manque de concertation des pouvoirs publics au sujet du Statut général de la fonction publique, la loi sur le travail, etc., il apparaît que, même de façon biaisée, le MEN apparaît comme un champion de la transparence (quoique embuée) et de la démocratie participative (quoique suggestive).

Autant dire que si le Cnapest avait cru qu'il n'a qu'à se taire pour avoir son agrément, ce que le Ministre avait très ouvertement laissé entendre face à la presse en suggérant que le Cnapest aura son agrément mais que si le Cla continue de faire pression sur la directrice indéboulonnable il n'aura pas le sien, il est inutile de nier avoir été reçu au même titre que les autres syndicats, et qu'il a eu une attitude très conforme, en vérité, à la promesse du Ministère. Maintenant, s'il s'avère que le ministère n'a pas tenu sa parole, il n'y a qu'à déplorer ce fait, seul. C'est même compréhensible que le Cnapest fasse pression sur Benbouzid, à la veille de la moutaa du 17 mai prochain, et lui signifier que la meilleure manière de faire une campagne dans des conditions cools est de reconnaître le Cnapest avant l'ouverture de la campagne.

C'est-à-dire sans traiter les syndicats autonomes de dupes ni de jaunes, faute de quoi un retour d'écoute risque d'être assez pénible à "assumer". Le Cnapest a un devoir d'égards à l'endroit des autres syndicats qui ont trimé dix fois mieux que lui pour porter le débat sur l'éducation, sur la trame réglementaire et sur le statut des travailleurs de ce secteur ainsi que sur celui de l'enseignement et formation professionnelles à venir à l'opinion public ainsi qu'aux divers acteurs de l'école, de la société civile et même politique, les médias imprimés et en ligne en témoignent suffisamment.

Si le MEN n'a pas associé le CNAPEST dans le débat sur le Statut particulier des travailleurs de l'éducation et de la formation, autant pour le CNAPEST de gagner du temps en s'associant au débat initié, public, documenté et en ligne initié par le SATEF !

L'invitation à enrichir, corriger, critiquer, reformuler, documenter.. . les propositions du SATEF à ce propos est lancée de nouveau à tous les acteurs de l'école, à tous les syndicats autonomes, à tous les acteurs de la société civile, à tous les candidats à la Moutaa du 17 mai 2007, y compris nos amis du SETE-WB.
Le projet de plate-forme de revendications (sans celles concernant le secteur de la formation professionnelle, en cours de préparation) est entièrement à votre disposition, ici même : http://fr.groups. yahoo.com/ group/satef_ 06dz/message/ 7

Transmettez le moindre mot ou la plus fastidieuse contribution à satef_06dz@yahoogro upes.fr ou à thamadachedz@ yahoo.fr, en attendant.

Appuyez-vous sur elles pour élaborer vos opinions à publier dans la presse si vous le voulez aussi ou optez pour toute autre forme de participation au débat sur l'éducation et sur le statut du travailleur de l'éducation. Nous pensons qu'un statut particulier du travailleur de l'éducation reflétera un rendement certain sur l'enseignement et l'éducation de vos (futurs) enfants mais aussi la place que notre société entend réserver à ses éducateurs à partir de l'an 2007. Il engage donc autant la tutelle, les acteurs de l'école que la société dans son ensemble.

Suivent deux articles reprenant les propos du Cnapest qui m’ont inspiré cette intervention.

T. Hamadache.



LE JEUNE INDÉPENDANT n° 2697 DU MARDI 27 MARS 2007 – WWW.JEUNE-INDEPENDA NT.COM – http://www.jeune-independant.com/pdf/04-21.pdf
Le CNAPEST menace d’aller vers des actions de protestation

LE CONSEIL national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST) a décidé de reprendre ses actions de protestation dans les jours à venir.
Après plusieurs mois de gel, le syndicat estime que seuls le débrayage et la protestation, comme ultime recours, sont en mesure, une fois de plus, de mettre la pression sur le ministère de tutelle pour qu’il revoie sa politique de prise en charge des revendications de cette corporation.
Après la Coordination des lycées techniques qui a décidé d’organiser une grève les 8 et 9 avril prochain pour la sauvegarde de l’enseignement technique, le CNAPEST décide de faire de même. Son coordonnateur national, M. Nouar Elarbi, a affirmé, lors de la conférence de presse qu’il a animée hier à Alger, que le CNAPEST n’a toujours pas tranché sur la forme de cette nouvelle protestation ni encore moins sur la date et la durée.
Il a précisé que les enseignants, compte tenu de la volte-face du ministère concernant la mise en application de ses promesses tenues depuis le mois de janvier dernier, ont décider de mener une action de protestation avant même la tenue de l’examen du baccalauréat.
S’agissant de ce dernier, les syndicalistes n’ont pas apprécié le report de la date de la comparution des six membres du bureau national devant la justice qui coïncide avec la période de la correction des copies. Reporter la comparution pour le 10 juin pour les syndicalistes du CLA et le 17 juin pour ceux du CNAEST est un acte grave, estime M. Elarbi.
Le CANPEST maintient, selon toujours le conférencier, le conseil national en session ouverte à fin de récolter les différents rapports des wilayas. Après cette étape, le CNAPEST tiendra un conseil national extraordinaire pour décider de la suite à donner à leurs actions de protestation.
La décision de lever la suspension sur les actions de protestation vient suite au «blocage» du ministère dans la concrétisation des décisions, notamment celles liées à la rencontre avec le ministre et la participation du syndicat dans l’élaboration du statut particulier. Evoquant d’ailleurs ce dossier, le syndicaliste affirme que la méthode entreprise par le ministère en minimisant le rôle des enseignants du secondaire et technique prouve, sans aucun doute, que ce statut est déjà conçu et que «le simulacre de dialogue engagé n’est en fait qu’une manœuvre pour lui donner une légitimité».
Le CNAPEST dénonce également le laisser-aller affiché concernant la décision de maintien des postes budgétaires des enseignants du technique.
Il dénonce le fait que la lettre explicative censée être déjà envoyée à tous les établissements techniques, promise par le ministre, n’y soit toujours pas parvenue depuis janvier dernier !
En attendant d’éventuelles actions de protestation, les syndicalistes ayant déposé une demande de rencontrer hier le ministre disent être dans l’attente d’une réponse favorable pour éviter l’instabilité dans le secteur. N. O.


A la Une http://www.voix-oranie.com/home.php 27/03/2007
Il accuse le ministère de ne pas tenir ses promesses
Le CNAPEST annonce la reprise de la protesta
L’Education nationale va-t-elle traverser une autre zone de turbulences à la reprise prochaine des cours (après les vacances de printemps)?

Tout porte à le croire si l’on fait cas de l’avertissement lancé, hier, par le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST). Au terme de la réunion de son bureau national, dimanche dernier, le CNAPEST a, en effet, décidé de «dégeler le recours à la protestation» . Ainsi, après une courte accalmie, les enseignants affiliés à ce syndicat pourraient être à nouveau amenés à «sécher» les cours, pour cause, selon le CNAPEST, de «promesses non tenues par le ministère de l’Education nationale (MEN)» de les associer à la confection du fameux statut particulier de l’enseignant. Il lui reproche aussi de s’être dérobé de sa promesse liée «au maintien des enseignants du technique dans leurs postes au sein de l’Education nationale». Les animateurs du CNAPEST lui en veulent d’autant plus que le département de Benbouzid s’y était déjà engagé lors de la rencontre CNAPEST-MEN, tenue en janvier dernier. Dans le communiqué rendu public hier, le syndicat que dirige Nouar Larbi, dénonce également ce qu’il qualifie de «poursuite du harcèlement contre les enseignants», en précisant que le ministère n’a pas encore procédé à la levée des sanctions contre ses représentants dans les différentes wilayas.
9Au cours de cette rencontre, les représentants du CNAPEST ont constaté, selon leur communiqué, que «la non concrétisation de ces décisions a engendré un grand mécontentement chez les professeurs de l’enseignement secondaire et technique (PEST). Ce faisant, le CNAPEST dénonce vigoureusement «les services du ministère qui bloquent la concrétisation de ces décisions», ajoutant, à l’adresse tant du ministère que de l’opinion publique, qu’il a décidé de «dégeler le recours à la protestation» et de maintenir la session de son conseil national ouverte pour «récolter les rapports de toutes les wilayas». Avant de passer à la grève, le syndicat attire cependant l’attention du ministère sur «les effets de la non prise en charge des doléances et préoccupations du syndicat sur la stabilité dans le secteur». Une menace à peine voilée de recourir à la grève comme seul moyen pour le CNAPEST de se faire entendre. Ce syndicat estime, en effet, que le fait de n’être pas associé à la conception du statut particulier des travailleurs du secteur prouve, «sans aucun doute, que ledit statut est déjà conçu et que le simulacre du dialogue engagé n’est en fait qu’une manœuvre destinée à lui donner une légitimité». Le communiqué du CNAPEST souligne enfin que le seul rempart à ces «comportements répressifs» demeure «la vigilance, la prudence et la mobilisation» . A l’amorce de la dernière ligne droite avant les examens de fin d’année, un éventuel mouvement de protestation du CNAPEST qui a, du reste, prouvé son ancrage au sein de la corporation des enseignants du secondaire, risque de prendre une nouvelle fois les élèves en otage dans un conflit entre le MEN et les enseignants qui dure depuis au moins trois ans.
Auteur: Amine Makri

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